Le Soleil constitue l’étoile la plus proche de la Terre, avec une distance moyenne d’environ 150 millions de kilomètres. La lumière parcourt cet intervalle en approximativement 8 minutes et 20 secondes, mais cette réponse change selon le classement retenu, car Proxima du Centaure devient la plus proche après exclusion du Soleil.
Proxima du Centaure se situe à 4,244 années-lumière, soit environ 40 000 milliards de kilomètres, et appartient au système triple d’Alpha du Centaure. Cet article examine les distances stellaires, la parallaxe, les caractéristiques de Proxima, les exoplanètes associées et les limites d’un voyage interstellaire.
- 💡 Soleil l’étoile la plus proche, à environ 150 millions de kilomètres
- 💡 Proxima du Centaure première étoile après le Soleil, à 4,244 années-lumière
- 💡 Mesure la parallaxe fournit la distance avec une incertitude d’environ 0,001 année-lumière
- 💡 Voyage une sonde comparable à Voyager 1 mettrait environ 73 000 ans
L’étoile la plus proche de la Terre est le Soleil

À quelle distance se trouve le Soleil de la Terre ?
La distance moyenne entre la Terre et le Soleil atteint 149,6 millions de kilomètres, valeur appelée unité astronomique. L’orbite terrestre étant elliptique, cette distance varie entre environ 147,1 millions de kilomètres au périhélie et 152,1 millions à l’aphélie.
Le rayonnement solaire met environ 499 secondes pour atteindre la Terre. Cette durée implique que les observations solaires montrent toujours l’état du Soleil quelques minutes auparavant, tandis que les échanges gravitationnels se propagent également à la vitesse de la lumière.
Quelle est l’étoile la plus proche de la Terre après le Soleil ?
Proxima du Centaure se trouve à environ 4,24 années-lumière
Proxima du Centaure, également désignée Alpha Centauri C, se situe à 4,244 ± 0,001 années-lumière, soit 1,3012 ± 0,0003 parsec. Sa lumière nécessite donc plus de quatre ans pour parvenir au système solaire, malgré son statut d’étoile voisine.
Cette étoile appartient au type spectral M5.5 Ve et possède une masse de 0,1221 masse solaire. Sa luminosité ne représente que 5 à 12 × 10⁻⁵ fois celle du Soleil, ce qui explique sa magnitude apparente de +11,05 et son absence à l’œil nu.
Pourquoi Proxima du Centaure est souvent citée comme la plus proche voisine stellaire
Les astronomes citent Proxima parce qu’elle présente la plus faible distance mesurée parmi les étoiles autres que le Soleil. Robert Innes l’a identifiée en 1915, et son mouvement propre important permet de la distinguer des étoiles plus éloignées dans la même région du Centaure.
Proxima est une naine rouge éruptive dont la température effective atteint 3 042 ± 117 K. Sa période de rotation approche 83,5 jours, tandis que sa masse et son rayon restent respectivement proches de 12,2 % et 15,4 % des valeurs solaires.
Proxima du Centaure est elle liée à Alpha du Centaure ?
Un système stellaire triple avec Alpha Centauri A, Alpha Centauri B et Proxima

Proxima du Centaure reste liée gravitationnellement à Alpha Centauri A et B, selon l’analyse publiée en 2016 par l’équipe de Pierre Kervella, Frédéric Thévenin et Christophe Lovis. Alpha A et B orbitent l’une autour de l’autre sur une période proche de 80 ans.
Alpha Centauri A et B se trouvent à environ 4,37 années-lumière du Soleil, alors que Proxima se situe à 4,24 années-lumière. Les trois étoiles forment donc un système hiérarchique, même si Proxima évolue sur une orbite beaucoup plus distante autour du couple central.
Comment les astronomes mesurent-ils la distance des étoiles ?
La parallaxe, méthode clé pour déterminer la distance de Proxima
La parallaxe mesure le déplacement apparent d’une étoile lorsque la Terre change de position sur son orbite. Les astronomes convertissent cet angle en distance, et la mesure de 768,5 ± 0,2 millisecondes d’arc obtenue pour Proxima conduit à environ 1,3012 parsec.
Les catalogues astrométriques combinent parallaxe, mouvement propre et vitesse radiale pour reconstituer la cinématique stellaire. Proxima présente une vitesse radiale d’environ −21,7 ± 1,8 km/s, ainsi qu’un mouvement propre qui dépasse plusieurs milliers de millisecondes d’arc par an.
Les étoiles les plus proches du système solaire
Où se placent Alpha Centauri A et B par rapport à Proxima
Après Proxima, Alpha Centauri A et B occupent les premières positions du classement, avec une distance d’environ 4,3 à 4,37 années-lumière. Alpha Centauri A constitue la plus proche étoile de type solaire et la troisième étoile la plus brillante du ciel nocturne.
Le voisinage solaire comprend plusieurs dizaines d’étoiles dans un rayon de cinq parsecs. Un inventaire recensait en 2007 65 étoiles et quatre naines brunes réparties dans 50 systèmes à moins de 5 parsecs, tandis qu’environ 1 300 systèmes se trouvent dans un rayon de 50 années-lumière.
Peut-on voyager vers l’étoile la plus proche et en combien de temps ?
Une sonde se déplaçant à une vitesse comparable à celle de Voyager 1, supérieure à 60 000 km/h, mettrait environ 73 000 ans pour atteindre Proxima du Centaure. Cette estimation exclut les phases d’accélération, de freinage et les contraintes de navigation interstellaire.
Le concept Breakthrough Starshot vise une microsonde propulsée jusqu’à 20 % de la vitesse de la lumière, ce qui réduirait le trajet vers Alpha du Centaure à environ 20 ans. Cette architecture reste un projet de recherche, sans mission opérationnelle ni démonstration complète à l’échelle interstellaire.
Proxima b, identifiée en 2016, orbite dans la zone habitable de Proxima, tandis que Proxima d, annoncée comme candidate en 2022, possède une masse proche de 0,25 masse terrestre. La présence de plusieurs planètes ne modifie toutefois pas la durée de propagation du signal ou du trajet.
Le Soleil domine le classement par une marge considérable, tandis que Proxima du Centaure fournit le principal repère pour l’astrométrie et l’exoplanétologie du voisinage solaire. Les variations futures de sa trajectoire modifieront sa distance minimale, sans changer son statut actuel de plus proche étoile après le Soleil.
Les observations récentes de Webb autour d’Alpha Centauri A, publiées en août 2025, montrent que la caractérisation des systèmes proches reste active. Elles illustrent aussi la nécessité de distinguer une détection initiale d’une confirmation astrophysique définitive.


